
Parlons des lampes UV à 80 W/cm (et pourquoi l’approche « activez-les et oubliez-les » nuit à votre efficacité)
Si vous avez déjà travaillé dans le domaine du séchage industriel, vous connaissez certainement les lampes UV au mercure standard de 80 W/cm. Ce sont des appareils fiables et éprouvés. Nous les concevons pour atteindre une densité de puissance précise, afin que les polymères se lient correctement ou que l’eau soit bien stérilisée.
Mais voici le problème : la plupart des usines ne disposent pas d’informations suffisantes pour savoir si ces lampes fonctionnent correctement. En général, ces lampes fonctionnent grâce à un temporisateur simple. On les allume, on espère qu’elles fonctionnent bien, puis on les remplace tous les quelques mois. Le problème ? On ne sait pas si le tube est défectueux ou si sa puissance a diminué. En fait, on improvise.
Le problème de la chaleur
Travailler avec 80 W par centimètre signifie avoir affaire à une quantité énorme de chaleur. Pour maintenir un niveau optimal de rayonnement UV-C, il faut que la pression du vapeur de mercure soit parfaitement contrôlée. Si le ballast n’est pas ajusté correctement en fonction de l’impédance de la lampe, l’intensité du rayonnement diminuera bien avant que la lampe ne cesse vraiment de fonctionner. Vérifiez bien vos systèmes de refroidissement. S’ils ne sont pas conçus pour gérer cette intensité de chaleur, l’enveloppe en quartz subira des dommages. Et alors, elle cesse de fonctionner rapidement.
Arrêtez de deviner, commencez à surveiller
Nous nous dirigeons vers des systèmes d’éclairage « intelligents », mais soyons clairs : il ne s’agit pas de disposer d’un écran sophistiqué ou d’une application compliquée. Il s’agit plutôt de disposer de données précises. Nous utilisons désormais des capteurs qui permettent de suivre en temps réel la consommation d’énergie et la qualité du rayonnement UV. Au lieu de se demander quand remplacer une lampe, on peut simplement consulter les données en temps réel. Ainsi, on sait exactement combien d’énergie est consommée. Cela permet de repérer les lampes qui ne fonctionnent plus correctement. Vous savez ce que c’est : des tubes qui continuent de consommer de l’électricité (donc qui semblent fonctionner), mais qui en réalité ne émettent plus de rayonnement UV. C’est un gaspillage d’énergie.
Le compromis
Il y a tout de même un inconvénient : l’ajout de ce matériel rend le boîtier de contrôle plus volumineux. Il faudra également un système de transmission des données vers le PLC ou le cloud. Oui, cela coûte plus cher au départ. Mais pensez à l’alternative : plus besoin de transporter un radiomètre portable pour effectuer des vérifications manuelles, qui ont lieu trop rarement pour être utiles. Vous n’aurez plus à vous soucier d’une baisse soudaine de la vitesse de traitement ou d’échecs de séchage, juste parce qu’une lampe a cessé de fonctionner mardi, sans que vous vous en rendiez compte avant vendredi.